Une des originalités
de cette formation est de concrétiser le partenariat entre les entreprises
et l'enseignement pour proposer, à des gradués ou bacheliers techniques, une
formation de niveau supérieur particulièrement attractive. Si, comme souvent,
nombreux sont ceux qui soutiennent les idées, lors de la mise en œuvre, les
différentes parties n'ont pas toujours les mêmes intérêts immédiats et des
contraintes propres aux divers milieux peuvent faire surgir des obstacles
à la réalisation.
Durant les mois de juin et juillet 2001, nous avons eu de nombreux contacts
avec des entreprises et des organismes pour leur présenter le projet, cerner
les intérêts des parties et poser des jalons pour évaluer les différentes
possibilités concrètes de mise en œuvre.
En août 2001, les deux écoles d'ingénieurs industriels montoises proposaient
à ces personnes de participer à une réunion de travail pour que chacun puisse
exprimer son avis et que, ensemble, nous trouvions les solutions auxquelles
chacun peut souscrire.
Cette réunion fut
une réussite.
Par l'importance
de la participation ; 16 hauts responsables étaient présents pour
représenter le cabinet de la Ministre ARENA et 11 entreprises ou organismes
et notamment :
les principaux
secteurs d'activité :
les entreprises
technologiques (constructions métalliques et mécaniques, aéronautiques,
NTIC, télécoms, électroniques, automobile représentées par Monsieur
ROBERT d'AGORIA) ;
les entreprises
du secteur textile (secteur en pleine expansion et à la pointe pour
l'utilisation de l'automatisation et des nouvelles technologies
représentées par Monsieur GITS de FEBELTEX) ;
les industries
agroalimentaires (représentées par Madame D'HERT de l'IFP au nom
de Monsieur GALL) ;
les industries
du verre et de la chimie (représentées par des entreprises ou des
organismes associés).
plusieurs entreprises
importantes de Wallonie : ATOFINA Research, Baxter, Caterpillar, Cokerill,
Duferco, Glaverbel, Saint Gobain.
Par l'importance
des décisions concrètes qu'elle a permises :
concernant
le statut des stagiaires : il est admis qu'ils seront engagés
par l'entreprise d'accueil dans le cadre d'un contrat d'emploi-formation
tel que prévu par l'Arrêté Royal 495 ; cela signifie que le stagiaire
est sous contrat d'emploi dans l'entreprise avec les droits et devoirs
d'un employé ; il est donc rémunéré au prorata de ses prestations
(1/2 temps) au salaire minimum prévu par la convention paritaire du
secteur ; s'il est demandeur d'emploi, son stage d'attente continue
à courir pour le 1/2 temps "formation" ;
concernant
la reconnaissance et la valorisation des compétences acquises
: toutes les démarches seront entreprises avec l'appui des organismes
et entreprises citées plus haut pour obtenir des pouvoirs compétents
la possibilité de délivrer un diplôme homologué d'ingénieur industriel
; le parcours sera long et administratif ; pour assurer rapidement
aux candidats actuels une forme de reconnaissance qui leur garantisse
de valoriser la formation :
en fin de
cycle réussi, les entreprises engageront le stagiaire au niveau
"ingénieur industriel" pour une période convenue de six mois minimum
;
les fédérations
patronales sectorielles donneront consigne à leurs entreprises
membres de reconnaître, à l'engagement, le niveau "ingénieur industriel"
pour les stagiaires qui ont réussi la formation.
Par l'expression
de la volonté d'AGORIA de vouloir, en s'engageant financièrement le
moment venu, trouver les solutions pour pérenniser le projet au-delà
de la période du phasing-out et du cofinancement du FSE ; la continuité
garantira la notoriété de la formation dans le temps.